Etes-vous un(e) scanneur(se), un(e) multipotentiel(le) ?

scanneur métier c'est quoi psychologie

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Un terme encore inconnu

Si vous faites une recherche sur Google, vous serez sans doute assez dubitatif quand aux résultats : on vous proposera de rectifier votre recherche en utilisant le mot-clé “scanner”… cet appareil génial qui justement “scanne” plein de choses, de votre carte d’identité à votre tête. Le “scanneur”, avec cette petite différence orthographique, est un terme directement inspiré de son homologue d’Outre-Atlantique, les Nord-Américains aimant beaucoup plus que nous donner des noms à tout. Ils ont donc commencé à décrire les “scanners”, ces personnes au profil particulier, et nous en avons créé une version francisée. Vous ne trouverez pas non plus grand’chose avant 2010… Le terme n’existe que depuis quelques années, suite à la publication de plusieurs ouvrages anglais et américains sur le sujet.

Un profil de personnalité

Qu’est-ce qu’un “scanneur” ? Wikipedia a déjà intégré la double signification du nom dans son Wiktionnaire :

Qu'est-ce qu'un "scanneur" ?

J’ai trouvé plusieurs terminologies, dont celle de multipotentiels, de polymathes (personnes ayant plusieurs domaines d’expertise), ou encore les “Renaissance Souls”, des “âmes Renaissance”. Allusion au fait qu’à cette époque, la Renaissance, on encourageait chacun à développer toutes ses compétences, quel qu’en soit le domaine de prédilection ou l’étendue.

J’ai aussi trouvé plusieurs définitions, mais celle-ci est celle que je trouve la plus proche de ce que je ressens (et oui, en plus d’être zèbre, je suis une scanneuse !). On la trouve sur le site Zebra Crossing, ce qui n’est pas étonnant, car de nombreux zèbres sont aussi des scanneurs.

Un scanneur est le contraire d’un spécialiste. Il lui est difficile de choisir une seule passion ou carrière et s’il se force à le faire, il devient malheureux et sa productivité en souffre. Les scanneurs peuvent s’intéresser à de nombreux domaines, complètement différents les uns des autres. Ils ont habituellement plusieurs projets “sur le feu” et ont constamment de nouvelles idées. Ils poursuivent rarement toutes ces dernières et s’ils le font, ils vont rarement jusqu’au bout.

Cette définition va au-delà du simple fait d’être le contraire d’un “diver”, un “plongeur”, c’est à dire un spécialiste dans un domaine. Le scanneur s’intéresse à plusieurs, voire beaucoup de choses. Mais ce qui souvent lui pose problème, dans tous les domaines de sa vie, c’est que choisir (donc renoncer) est très difficile.

Je me suis rendue compte que j’étais différente de la plupart des gens quand au lycée on m’a demandé de choisir ma voie professionnelle. Certains de mes camarades savaient déjà quel métier exercer, ou du moins quelle voie choisir (le commerce, la médecine, les arts…), d’autres n’avaient aucune idée de ce qui les intéressait, moi je savais exactement ce que je voulais faire : écrivain journaliste scénariste photographe designer décoratrice directrice d’hôtel de luxe et écologique avec autour un parc animalier pour la sauvegarde des espèces animales en danger.

Voilà. J’aurais juste rajouté blogueuse si les blogs existaient à l’époque.

Oui, bien sûr. Mais voilà, non. J’ai commencé à faire des escapades dans les CIDJ (centres d’information et de documentation jeunesse) et autres organismes publics censés nous aider à trouver notre futur métier et les formations adéquates, et on m’a affirmé qu’en fait je cherchais ma voie (non), vite fait comprendre que j’étais bizarre (encore), ou demandé instamment de faire un choix. Une enclume m’est alors tombée sur les épaules : la pression de devoir choisir LE métier que je devrai exercer pendant les quarante et quelques prochaines années, et dans lequel je comptais bien 1/ m’éclater et 2/ bien gagner ma vie (et 3/ ne JAMAIS connaître le chômage).

Je fais tout de suite un aparté : ce type de raisonnement était déjà débile à l’époque et encore plus aujourd’hui, dans un monde qui change aussi vite et où de nouveaux métiers se créent chaque année, où chaque personne entrant aujourd’hui dans le monde du travail aura en moyenne 4 à 5 jobs différents au cours de sa vie professionnelle, et qui ne voit que le métier et pas l’homme et son panel personnel de compétences… C’est pourquoi j’ai créé The Job Revolution. Je vous invite à y lire mes articles sur ce vaste sujet qui nous concerne tous : la vie professionnelle et comment y être heureux. Fin de la digression / pub pour moi-même / preuve concrète que je suis une scanneuse.

J’étais donc, sans le savoir, une “scanneuse” et une “slasheuse”  : une personne avec de multiples centres d’intérêts, et qui voulait exercer plusieurs métiers en parallèle (les “slashs” étant justement ces petites barres en biais entre chacun d’entre eux). J’étais bien déboussolée d’avoir autant de passions, ce qui dans la vie privée n’était pas trop critiqué, mais qui l’était en ce qui concerne le choix de ma future vie professionnelle. Je me suis donc retrouvée démunie, ne sachant que faire. J’ai aussi dû subir les remarques de mon entourage qui m’incitaient à choisir un “vrai” métier (écrivain ou photographe n’en étant pas un), avec une “stabilité” et bien sûr sous la forme du salariat. Or je vivais la torture que vit tout scanneur/multipotentiel : l’obligation de devoir choisir.

J’ai donc fait plusieurs cycles d’études, obtenu plusieurs diplômes, sachant que j’aurais sans doute fait le double si j’avais pu.

J’ai quitté le monde universitaire avec l’envie de travailler, d’exercer mes talents et compétences et de gagner ma vie, mais avec le regret de ne pas avoir pu aller à peu près dans toutes les facultés possibles et imaginables (j’ajoute “psychiatrie” et “architecture” à la liste ci-dessus 😀 ) et faire toutes les études que je souhaitais faire.

Et persuadée qu’un fois entrée dans la vie professionnelle, les études, c’était fini. Et que la formation professionnelle ou continue était réservée aux chômeurs qui devaient se recycler. Que ce n’était pas une option, ni un choix.

Comme la “zébritude”, ma “scannitude” m’a fait me sentir différente des autres, qui choisissaient un métier, une entreprise et n’en bougeaient plus. J’ai aussi vite constaté que faire la même chose tous les jours m’ennuyait profondément, que j’avais la sensation de gâcher ma vie : je voulais tout le temps mener à bien de nouveaux projets, et apprendre en continu.

Et vous, êtes-vous un scanneur ?

personnalité scanneur définition

Voici quelques éléments de diagnostic. Si vous vous reconnaissez dans un grand nombre d’entre eux, c’est que vous êtes très certainement un scanneur.

  • Vous êtes curieux, vous vous intéressez à tout, vous avez beaucoup de centres d’intérêts (plus de 3), parfois des nouveaux tous les jours. Vous adorez apprendre, d’ailleurs ne rien apprendre durant le reste de votre vie vous est inimaginable.
  • Vous voulez tous faire à la fois, vous n’avez pas envie de choisir entre la danse salsa, la peinture sur glace, la chasse aux trésors, la sauvegarde des animaux d’Afrique, la plongée sous-marine… Vous ne voulez ni ne pouvez choisir car tout vous plaît. Autant.
  • Vous avez plein d’idées, tout le temps. Une idée de produit à commercialiser, une idée de déco africaine pour votre salon, en parallèle une idée de thématique pour une expo photo, une idée pour lancer un site web, une idée de musique, de livre, de style de danse novateur, et un business aussi…
  • Vous détestez la routine. L’idée d’exercer un seul métier, de ne connaître qu’une entreprise, qu’une ville, région ou pays, vous horrifie. Vous ne comprenez pas les personnes qui aiment cette stabilité.
  • Vous avez du mal à choisir quelles études faire, quel métier exercer, dans quel endroit vivre… Vous n’arrivez pas à choisir dans ces nombreux choix.
  • Vous avez peu, voire très peu de patience. Vous commencez beaucoup de choses mais finissez rarement, si le projet dépasse quelques jours. Vous vous ennuyez très vite dès que l’excitation du début est retombée. Vous vous sentez déprimé voire désespéré de ne pas arriver à finir quelque chose, un projet de moyenne ou longue durée. Vous vous sentez sans cesse insatisfait, parce que vous n’avez pas la sensation d’aboutir à un résultat dans un domaine.
  • Vous enviez ceux qui ont UNE passion, choisi UN métier. Vous avez la sensation qu’ils se sont “trouvés” et pas vous. Vous vous demandez quand vous  trouverez “votre truc”.

Vous reconnaissez-vous dans ce portrait ? Si oui, bienvenue dans mon monde ! Si non, mais qu’il vous rappelle quelqu’un que vous connaissez, cela vous aidera sans doute à avoir plus de compassion. Car vous l’aurez compris, être un scanneur ne rend pas la vie facile. Elle peut même devenir un enfer, vous faisant ressentir un éternel sentiment d’insatisfaction, provoquer un agacement voire un rejet (séparation) de la part de votre entourage qui vous reproche de vous disperser et ne jamais rien finir, vous faisant échouer professionnellement, si l’on vous demande de la constance dans une tâche qui vous semble ennuyeuse, ou vous exclure du monde du salariat si vous avez eu trop d’expériences professionnelles différentes, car vous serez vu comme “instable”.

Le problème devient un atout

Prendre conscience de cet aspect de sa personnalité est un premier pas. Cette découverte vous permettra souvent d’expliquer beaucoup de vos comportements et de vos tourments, après une période de déprime, souvent liée aux mauvais souvenirs qui vont revenir à vous. Cela va également vous rassurer et vous permettre de revoir votre vie à la lumière de votre différence, mais aussi de vos qualités : la curiosité, la capacité d’apprentissage, le goût de la nouveauté, entre autres.

Mais le plus intéressant est de découvrir comment transformer cette spécificité, ce qui peut être vu comme un problème, en atout. C’est tout à fait possible, et même indispensable, de revoir son mode de fonctionnement pour enfin, donner vie à vos idées, vous lancer sans souci dans vos projets, aller jusqu’au bout de vos rêves, sans vous sentir frustré de ne pas faire, ou en échec de ne pas finir. Pour vous permettre aussi de vous construire votre vie professionnelle à vous, celle qui vous convient et qui vous correspond. Il existe des tests, des outils et des techniques d’organisation qui rendent la vie des scanneurs non seulement plus fluide et plus efficace, mais qui au-delà leur permettent de vivre leur “scannitude” à fond la caisse !

A découvrir :

Un sondage pour un livre pour les scanneurs/multipotentiels

La page Facebook dédiée de Ma Vie Magique

Le groupe de ceux et celles qui cherchent leur job de rêve

Le groupe Meetup sur Lille

Le groupe Meetup sur Paris

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Sophilosophy Barbarella

Journaliste, rédactrice, coach et consultante, blogueuse aussi. Passionnée par la psychologie et la sociologie, le développement durable, le développement personnel, la douance et la multipotentialité, les métiers et le monde de demain. Rêve de changer le monde en pratiquant le bonheur d'apprendre tous les jours ! :)

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27 réponses

  1. Super article ! Merci Sophie 🙂 A bientôt sur Messenger. Aurélien

  2. Marc dit :

    Merci Sophie pour cet article, peut on être scanneur sans être surdoué 😉

    • Merci Marc…. C’est une question ? Si oui 🙂 sachez que d’après ce que j’ai lu, 70% des zèbres sont des scanneurs. La proportion inverse, je n’ai pas de chiffres… mais oui je connais des scanneurs qui ne sont pas surdoués… même s’ils n’ont pas passé de tests…

    • Marie Guiné dit :

      Bonjour !

      Merci Sophie pour cet article.
      Je viens de découvrir ton site ! À vrai dire je ne connaissais pas ces termes mais je m’y reconnais bien !

      Je me suis toujours intéressée à énormément de choses mais par contre moi j’ai commencé à avoir une idée très précise de ma voie toute petite. Je voulais devenir vétérinaire comme beaucoup d’enfants et je le suis devenue (je suis très têtue).
      Après 5 ans d’expérience j’ai décidé d’arrêter ce métier car il ne me convenait pas. J’ai eu l’impression, avec le recul, de sortir d’une coquille dans laquelle je m’étais enfermée toute seule !
      J’ai actuellement 4 activités différentes qui vont des animations pour enfants (sculptures ballons et maquillage artistique) aux cours particuliers de mathématiques ! En plus de mon occupation principale, m’occuper de ma fille de 2 ans et demi !
      Les journées sont très chargées mais j’ai vraiment besoin de ça.
      Et j’ai encore quelques potentiels supplémentaires à travailler !!

      Je trouve personnellement que c’est une grande chance d’avoir de nouveaux objectifs constamment et ainsi la vie n’est jamais ennuyeuse !

  3. Peggy Sue dit :

    Merci Sophie pour cet excellent article. Je vis pour ma part cette scannitude plus comme une malédiction qu’une bénédiction. Ne pas arriver à choisir entre les multiples possibilités me donne l’impression de rester au bord du chemin pendant que tout le monde avance au fil de sa passion. Une idée pour canaliser un peu tout ça et me permettre de vivre une vie multipotentielle positive ?

    • Merci Peggy ! Oui, on peut voir cela comme une malédiction dans un monde où on aime les spécialistes, et où il faut être “raisonnable” et productif. Mais aussi parce que comme les autres, on veut pourvoir FINIR des trucs ! Je te conseille déjà de lire cet article pour commencer. Il y aura d’articles expliquant des “trucs” qui suivront.
      Je travaille aussi sur un livre dont le but est justement d’aider les scanneurs à transformer cette spécificité en atout. Si tu veux m’offrir du temps pour travailler dessus et faire en sorte qu’il soit fini plus vite, je suis sur Tipeee !

  4. Calist Nara'i dit :

    Bonjour !

    Je suis tombée sur ton article, en faisant une recherche sur des livres traitant de la Multipotentialité (je suis MP ou scanneuse, je me suis reconnue dans la description que tu as donné. Je le savais avant avant cela mais là c’est confirmé).

    Je l’ai découvert en décembre 2016. 20 années à souffrir de ne pas savoir pourquoi ça déconnait chez moi. Et malgré le fait que je sache pourquoi je suis comme ça, je suis toujours en détresse parce que je ne sais pas quoi faire de ma vie professionnelle.

    J’ai vu que tu avais un sondage en cours. Je vais y répondre parce que j’ai besoin d’outils pour faire le tri dans ma tête (je suis bordélique dedans et dehors xD).

    Merci pour ton article bienveillant.

    • Christine B. dit :

      bienvenue au club Calist !! en plus d’être scanneuse, j’ai découvert que j’étais HP (test WAIS) à l’âge de 48 ans, j’en ai bientôt 55 et je ne sais toujours pas “ce que je ferais quand je serais grande” LOL . J’ai un emploi en tant que fonctionnaire pour payer les factures, erreur de casting sur toute la ligne depuis 30 ans mais bon il faut être “raisonnable” (ce qui ne me plait pas du tout, mais voilà) .Je te souhaite de trouver ta voie .Bien cordialement.Christine

    • Merci beaucoup pour ton commentaire ! Je travaille toujours sur le livre, et grâce au sondage je me suis rendue compte combien mes questions passées sont les mêmes que pour beaucoup de gens…

    • Avis à tous les multipotentiel(le)s : même si vous croyez que vous ne trouverez jamais votre voie, ne lâchez pas prise : des solutions existent, et des voies aussi. Il faut juste sortir de pas mal de schémas, et comprendre que nous avons tout autant notre place dans le monde professionnel. Même si parfois, cette place, il faut savoir la créer de toute pièce !

  5. Elo dit :

    Bonjour,
    Je viens de mettre un mot sur mes maux. Je suis multipotentielle. Je me suis totalement reconnue dans ton portrait (j’aurais pu passer ma vie à faire des études) et dans toutes les caractéristiques que tu cites. Je suis une éternelle insatisfaite et j’ai l’impression de passer ma vie à me chercher sans jamais me trouver. J’essaie tout. Je ne finis rien.
    Merci pour cet article. Je vais aller maintenant consulter le reste du blog car j’ai un grand besoin de trouver des réponses.

    • Bonjour et merci pour ce gentil commentaire, cela m’encourage à continuer. Je travaille justement sur un livre pour aider les multipotentiels à sortir de ce sentiment d’insatisfaction permanent que tu décris bien : “j’essaie tout, je ne finis rien”. N’hésite pas à te balader sur le reste du blog à volonté !

  6. Morgan dit :

    Bonjour,

    Je découvre qu’en plus d’hypersensible, zébre etc etc.. je peux rajouter scanneuse !!! aie aie aie… qu’allons nous faire de moi … Oui je reconnais que c’est positif mais c’est aussi trés compliqué au quotidien de ne pas savoir se poser sur une seule chose et de façon “longue”;
    j’aimerais pouvoir poser mon cerveau et aller au bout des choses pour au moins être spécialiste d’une chose !!! Je ne sais pas comment gérer, comment trouver ma voie professionnelle, je pars tellement dans tout les sens !!!
    En tout cas merci pour l’article..

  7. EoÐ Ten dit :

    Bonjour à tous,
    Sophilosophy, je viens à l’instant de découvrir qui je suis au fond de moi c’est terrible et à la foi rassurant car je vais pouvoir approfondir mes conaissances sur moi même.
    Bien sûr pour cela j’ai besoin d’aide, d’intégrer un groupe.
    J’ai 38 ans et dans ma vie professionnel j’ai tout autant de jobs à mon actif…38 boulots exactent. J’ai eu l’occasion de devenir 3 fois fonctionnaire, j’ai grimper dans plusieurs sociétés d’HLM en commençant par le ménage et en finissant responsable d’une équipe de gardien d’immeuble.
    J’ai monté une société qui faisait pas mal de CA et que j’ai malgré tout revendu et aujourd’hui je me retrouve expatrié en Angleterre à Londres car le system est bien plus souple pour l’épanouissement.
    À chaque fois c’est pareil, dès que je fakt le tour je passe à autre chose. Ma femme ne me dit plus rien concernant ma vie professionnel tellement elle l’habitude.
    Le pire c’est que je sais que ça ne s’arrêtera pas…
    De plus j’ai enfant diagnostiqué TDAH trouble du comportement et de l’attention AVEC hyperactivité et très certainement HP (haut potentiel).
    Je suis certains qu’il y a un rapport génétique.
    J’aimerai me mettre en relation avec vous afin d’avancer et pouvoir un jour me canaliser.
    Donc Sophi si tu passes dans le coin un petit signe serai le bienvenu.
    Amicalement

    • Bonjour à toi, bien heureuse que mon article ait pu t’aider à comprendre ta personnalité et ton mode de fonctionnement. “Se canaliser” ne signifie pas forcément se contraindre dans un seul métier. et puis le plus important c’st surtout de gagner sa vie et de s’amuser, pas de correspondre à des critères qui voudraient qu’on ne fasse qu’un seul métier toute sa vie…Ce serait comme manger le même aliment pendant 40 ans : quel ennui ! 🙂 Pour le reste… malheureusement je ne peux pas faire de conseil individuel pour chaque personne… par contre je travaille sur un ebook et un livre plus complet à destination des multipotentiels, à côté de mon travail. J’espère qu’ils répondront aux questions de nombreux MP comme nous !

  8. Christelle dit :

    Bonjour ! Merci beaucoup Sophie pour votre blog.
    Je peux enfin mettre un mot sur ce que je ressens. Même si je suis assez stable au niveau professionnel je me sens hyper frustrée dans la vie privée car je n’ai pas le temps de faire tout ce que je souhaiterais. J’aime faire des activités différentes mais sans vraiment approfondir. De plus je souhaiterais changer de travail mais je ne vois pas quoi faire d’autre. Suis-je multipotentielle même à un petit niveau ? Lol
    Merci encore, grâce à votre blog je me sens moins seule Et j’ai l’espoir de trouver solution à mon mal être.

  9. Bertrand dit :

    Ah, mon Dieu, je suis un parfait scanneur, au s’cou-ou-ou-ours !
    C’est pour ça que je trouve toujours plus intéressant et plus créatif que de faire ma compta journalière et de rappeler une énième fois les banques, les avocats, l’URSSAF et les huissiers pour essayer de trouver une solution à mes problèmes financiers, alors que j’ai tant à créer et à offrir !
    Bon, dans ton ça, j’ai trouvé ce qui me plaît le plus : enseigner ! Même si écrire des chansons et faire le zouave sur scène me plaît tout autant (presque autant).
    Quels sont donc ces outils et ces techniques d’organisation qui nous permettent de vivre ma scannitude à fond la caisse ?

    • ” j’ai trouvé ce qui me plaît le plus : enseigner !” : génial ! C’est l’essentiel !!!
      “Quels sont donc ces outils et ces techniques d’organisation qui nous permettent de vivre ma scannitude à fond la caisse ?” : réponses très détaillées dans mon prochain livre !!!

  10. Nasta dit :

    Bonjour Sophie ! Je ne saurais comment vous remercier pour cet article et ce livre (“50 métiers de rêve pour les multipotentiels” je l’ai littéralement dévoré ! ). Ma sœur (que je peux voir comme ma conseillère d’orientation personnalisée) m’a fait découvrir ce mot. Multipotentiel. À la lecture de votre article, je me suis tout de suite reconnue dans ce mot. Actuellement en classe de 3ème, on commence sérieusement à me demander de me situer sur mon orientation, à faire un choix. Mais comme on dit : “choisir c’est renoncer”. Et je n’ai pas envie de renoncer à quelque chose. J’aime faire tellement de choses : lire (mangas, B.D, romans…), écrire, faire des maths, l’histoire, apprendre l’anglais, le japonais (et toutes les autres langues en fait), manger, les jeux-vidéos, dessiner, manger, tester des produits, parler et écouter les gens parler, voyager, les cultures étrangères, le Japon, m’amuser, la randonnée, le fitness, les activités manuelles, le tricot, la couture, les expériences et les magazines scientifiques, aider les autres, prendre un temps fou à faire un travail, apprendre sur tous les sujets… Et cette liste n’est pas du tout exhaustive. Et j’aime faire toutes ces choses à quantité égale, mais je n’ai aucune passion particulière. Je me suis donc toujours dit que j’étais une personne très indécise, et à chaque fois qu’on me pose la question “tu veux faire quoi dans la vie ?”, je ne sais pas répondre. Ou je réponds quelque chose mais 2h plus tard je vais y réfléchir et me dire qu’en fait ce n’est pas ma vocation. J’ai fait tellement de tests pour la trouver… Mais je n’y arrive pas. Il n’y a rien qui me corresponde vraiment, particulièrement. Et puis, étant excellente dans toutes les matières scolaires (et appréciant d’ailleurs toutes ces matières) je n’ai pas de limite non plus par rapport à mes capacités.
    Mais je commence à comprendre au moins quelque chose : je n’aurai pas un seul métier, de la fin de mes études jusqu’à la retraite. C’est impossible. J’ai un autre problème : je commence tous mes projets d’un coup à chaque fois, mais je n’en termine donc aucun. Je passe donc auprès des autres pour une personne qui abandonne vite. En réalité, c’est juste que je n’ai pas forcément le temps de les mener à bien, et je m’en lasse vite.
    Mais mon plus grand problème en ce moment reste mon orientation : l’année prochaine, je rentre au lycée. Je vais donc choisir des options cette année, qui me permettront de faire le choix de mon futur établissement scolaire. Mais nous n’avons droit qu’à deux options. Je peux prendre latin, arts-plastiques, euro anglais… Je commence même à douter sur le fait de faire “Abibac”, qui aboutit à un bac français et l’Abitur allemand. Ne voulant pas ça en premier lieu, faire de l’histoire et autres matières en allemand ne m’enchantant ni ne m’intéressant pas spécialement, je commence à me dire que je regretterai sûrement en étant adulte. Et le choix de mes études supérieures est encore moins facile. Je n’aime pas penser trop à l’avenir, mais on m’y oblige. “Nasta, choisis ton futur métier, tu feras tes études en fonction de ça.” Le problème, c’est justement que je ne peux pas choisir. “Nasta, si tu penses faire plusieurs métiers, déjà ça m’étonnerait que tu y arrives, et en plus dans ce cas-là il te faut tout de suite un plan d’avenir, que tu saches quels projets tu vas faire plus tard”. Le problème ici, déjà je ne vois pas pourquoi je n’arriverais pas à combiner deux voire trois métiers, mais en plus comment pourrais-je prévoir ce qui me passionnera dans 5, 10, 20 ans ? Mes futurs projets, comment les prévoir alors qu’ils dépenderont de mes idées, de mes rencontres, de mes voyages, de mes expériences… Je ne peux pas prévoir l’avenir. Choisir ce que je vais faire dans plusieurs années me paraît donc difficile, voire angoissant. Je me demandais donc : serait-ce une mauvaise idée de, après avoir choisi les études qui me plaisent juste pour ce que j’apprendrai et non pour les métiers qui en découlent, choisir mon métier après ça, en fonction de ce que j’aurai appris et en combinant les expertises ? On me dit que c’est une mauvaise idée, qu’il faut faire le contraire. D’abord choisir le métier qui nous intéresse, puis les études pour y arriver. Et bien moi je veux choisir les études qui m’intéressent, puis choisir mon métier après. Ça serait donc un pari très risqué (surtout que faire un choix par rapport aux études intéressantes pour moi est déjà difficile), je vous demande donc votre avis sur cette idée de faire les choses à l’envers. Merci d’avance d’avoir lu mon long commentaire et merci d’avance aussi pour votre future réponse. Et merci encore pour votre super blog, très intéressant et qui m’aide beaucoup. Bonne journée !

    Nasta

    • Bonjour Nasta, c’est un grand plaisir d’avoir ton retour sur mon livre. Ton commentaire fera l’objet d’un prochain article, car il s’agit d’une question très importante. Je ne traite malheureusement les cas particuliers qu’en coaching personnel… et par souci de respect de la vie privée de chacun.e. Mais tu auras des réponses très bientôt !

  11. Laurent Frasier dit :

    Bonjour, pouvons-nous considérer comme étant “surdoué” un scanneur qui se nourrit constamment d’informations (très diverses) mais qui ne retient pas toutes ces informations avec “grandes précisions” lorsqu’en fait, il ne s’agit que pour lui de satisfaire sa curiosité incontrolable?

    • Ce que vous évoquez ici (le fait de se nourrir constamment d’informations très diverses mais de n’en retenir que l’essentiel) est en effet très spécifique des “scanneurs”, des multipotentiel.le.s (c’est la même chose, je le rappelle au cas où). Ce trait spécifique ne définit pas une personne surdouée. Une personne surdouée peut être multipotentielle, mais une personne multipotentielle n’est pas forcément surdouée. La douance se rapporte elle au fait de posséder une intelligence logico-mathématique élevée, sur lesquels se basent les tests de QI. Je vous invite à passer ces tests chez un.e psychologue, si vous pensez posséder cette spécificité.

  12. Kali dit :

    Bonjour, oh je suis soulagée je pensais être anormale.on dirait que tu me décris, tout ce qui est écrit est moi.
    Exemple :
    Mon rêve pour l’année prochaine :
    Préparer le concours d’instit qui a été masterisé et est devenu très chargé et ”difficile” si on est pas en master éducation.
    ET m’inscrire en Licence1 histoire des arts et archéologie à distance pour …. Devenir conservatrice de musée (en même temps que maîtresse, mais bien sûr …) et alors ?
    Et continuer à m’occuper de mes 5 enfants
    Et me mettre au roller en club
    Et reprendre le taï chi en club
    Et me remettre au piano
    Et continuer à écrire des nouvelles
    Et continuer à lire 3 livres en même temps (un plaisir, un culture littéraire, un pour apprendre)
    Et continuer à courir 2 fois par semaine
    Et aller à la piscine chaque semaine
    Et me mettre à la méditation
    Et visiter un musée par semaine
    Et continuer à m’informer sur les ”plus de trois” sujets qui me passionnent (wikipédia est un enfer pour moi… Ou un paradis …ou encore zone d’égarement temporel intense )

    Merci merci 1000 fois je vais enfin pouvoir dormir tranquille parce que je sais maintenant ce que j’ai à faire m’inscrire aux deux formations et tout faire …

  13. D’abord merci Laure d’avoir cité mon article dans ton blog, mais aussi de parler de la passion pour le blogging – moi aussi je viens du web, et moi aussi je me suis passionnée pour le web et pour de nombreuses thématiques, comme tou.te.s les multipotentiel.le.s – et c’est génial !

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