Choisir sa voie professionnelle quand on est multipotentiel.le ?… La pire décision de votre vie ! (2)

Multipotentiel.le voie professionnelle travail métier - Image par Gerd Altmann de Pixabay

Comme promis, je continue à vous expliquer dans cette deuxième partie pourquoi il est important de prendre du recul. Par rapport aux désirs de nos parents, de nos proches, on l’a vu dans la première partie. 

Je vais parler cette fois de la vision déformée que peut nous donner la société occidentale moderne de la “voie royale”. Cette fameuse voie, que l’on devrait suivre après avoir trouvé “sa passion”, donc les études qui vont avec, pour le métier qui va avec. 

Hier : Léonard de Vinci et les “Esprits Renaissance”

Léonard de Vinci représentait à son époque, la Renaissance, le profil idéal, l’archétype de “l’homme universel”.

Né en 1452 dans une petit village de Toscane, c’est un autodidacte qui apprend par lui-même les arts et les sciences. Il a ensuite construit cette immense carrière qu’on lui connaît, devenant tour à tour, et souvent en même temps : peintre, scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste, sculpteur, architecte, botaniste, urbaniste, musicien, poète, philosophe et écrivain. Et si cela ne suffisait pas, organisateur de spectacles et de fêtes… De Vinci s’intéresse à tout, écrit sur tous les sujets, teste et invente, met met au point des quantités de machines. 

Ce cher Léonard représente pour moi le multipotentiel.le décomplexé que nous devrions tous rester (car on naît, et on reste, multipotentiel.le). Il était en outre, encouragé et soutenu (y compris par les riches et les rois) à “scanner” dans tous les sens. Car à cette époque, on encourageait l’innovation, la curiosité et l’invention. Le monde connaissait alors une série de changements politiques, économiques, sociaux et intellectuels, et chacun y dessinait sa place en se libérant des carcans (politiques ou religieux) du passé.

De Vinci n’était pas le seul, à cette époque et plus tard, à se lancer dans tout ce qui l’intéressait. Nikola Tesla fait aussi partie de ces multipotentiels qui se passionne pour les “machines à voler”, il étudie l’allemand, les mathématiques et la religion, avant de créer le premier moteur à courant alternatif. 

Dans de nombreuses sociétés avant celle dite “moderne”, dans laquelle nous vivons, l’évolution du monde et les besoins de réinventer tant de choses laissait autant la place aux multipotentiel.les qu’aux spécialistes. Quand on naissait aux Etats-Unis en 1880, on ne connaissait ni le train, ni l’électricité, ou les grands magasins. Vingt ans plus tard, nombreux.ses sont ceux et celles qui changeaient de vie, de métier, de carrière, grâce à l’arrivée de nouvelles technologies, qui créaient de nouvelles activités, de nouvelles opportunités, de nouveaux métiers. Et la culture nord-américaine encourageait, et encourage encore, l’innovation et la multiplication des compétences. 

Il faut donc se rendre compte que la vision qu’on a de la réussite dans une carrière est quelque chose de contextuel, qu’elle répond aux codes et aux normes d’une société à un endroit et à une époque donnée. 

Aujourd’hui : un monde de spécialisation

Le monde d’aujourd’hui date des années cinquante

C’est après la deuxième guerre mondiale et surtout dans les années soixante que “la norme” du travail salarié a pris son envol. Ce fut un grand exode rural : on quittait alors massivement les campagnes, et la vie aux champs, pour trouver des postes dans les villes, au sein d’entreprises nouvellement créées. La guerre avait permis une avancée technologique dans de nombreux domaines, et en parallèle de la nécessité de reconstruction, avait entrainé le début des “trente glorieuses”, ces décennies fastes de plein emploi. A l’époque, même sans formation, on pouvait entrer dans une entreprise, y apprendre un métier et y évoluer parfois tout au long de sa carrière. C’est ce qu’on connu nos parents et nos grands-parents. 

Par contre, les salariés (notamment les ouvriers) acceptaient des cadences “fordistes”, des conditions extrêmement difficiles en échange d’un accès à la société de consommation, permis par des augmentations de salaire. Mais les révolutions sociales à la fin des années soixante vont faire évoluer les choses. Le temps de travail se réduit : François Mitterrand instaure en 1982, des lois sociales telles que la semaine de 39 heures et la cinquième semaine de congés payés. On passera ensuite aux 35 heures hebdomadaires.

Toujours dans les années quatre-vingts, avec les premières formes de modernisation et l’injection de l’électronique et de l’informatique dans les outils de production, l’heure est à la polyvalence, à la mobilité et à la remise en cause des hiérarchies classiques. A l’époque, de nouveaux métiers se créent, et on a encore la possibilité de commencer sans avoir de plan de carrière prédéfini. 

Mais avec les crises et les changements économiques, le travail devient plus précaire, les entreprises “anciennes” comme la sidérurgie ou le textile disparaissent, les carrières deviennent de moins en moins “acquises”. Le CDI ne signifie plus un contrat à vie…

L’arrivée des spécialistes

Dans les années quatre-vingt-dix, on laissait, à priori, plus de place aux multipotentiel.le.s.

Le modèle managérial évolue au fil des années, on passe d’une hiérarchie très verticale à plus d’horizontalité. On voit aussi émerger des “entreprises libérées”, dans lesquelles les salariés sont invités à prendre des décisions librement et à assumer les fonctions de dirigeants tour à tour. Et l’arrivée d’Internet permet de développer de nouvelles entreprises, en partie ou totalement en ligne, et la possibilité de télétravail. La création du portage salarial et de statuts comme celui d’auto-entrepreneur permettent aussi bien plus facilement de devenir son propre patron. Et donc d’exercer plusieurs activités en parallèle, d’organiser sa vie comme on le souhaite.

Oui, mais…

Le revers de la médaille, c’est d’abord que chacun doit maintenant bâtir sa carrière, être plus proactif.ve dans la construction d’une vie professionnelle aboutie. L’individu doit faire face à plus de concurrence pour décrocher un emploi durable, car de plus en plus de postes sont précaires. Il doit se faire connaître, se démarquer, construire son image professionnelle, son personal branding

De plus, la spécialisation est maintenant au cœur du modèle économique des sociétés occidentales. Et elle le sera de plus en plus avec la complexification des technologies et des métiers. 

On voit apparaître de plus en plus de métiers très pointus. Dans les années quatre-vingt dix, on pouvait par exemple “connaître un peu le web” et entrer dans une agence, et apprendre au fur et à mesure du développement de ce média.

Aujourd’hui, un community manager (métier déjà très spécialisé) va devoir se spécialiser encore plus, par exemple sur un réseau social précis, pour se démarquer de la concurrence à un même poste. Idem pour les ingénieurs, les architectes…  De nombreux métiers demandent aujourd’hui une plus grande spécialisation. Qu’on doit choisir, en plus, dès l’entrée dans le monde du travail, et même dès le début de ses études.

Un cauchemar pour les multipotentiel.le.s…

L’autre catégorie de travailleurs est celle qu’on peut appeler les “bûcheurs” ou les “laborieux” : ce sont des personnes qui occupent des métiers « métro-boulot-dodo », qui supportent bien la routine et les tâches répétitives. Pour certains, c’est un choix : cette régularité les rassurent. 

Mais c’est encore un cauchemar pour les multipotentiel.le.s…

Et donc aujourd’hui, à cause de l’héritage des dernières décennies, on valorise surtout le profil “spécialiste”. C’est la voie “royale” : on choisit une voie, puis on se spécialise pour devenir un expert, et creuser toujours plus profondément en cette voie. Et même dans l’entrepreneuriat, on recommande très souvent de trouver une cible très précise, ce qu’on appelle une “niche”, et donc de devenir… expert dans son domaine. Salarié.e ou entrepreneur.se, tu te dois donc d’être spécialiste de ton domaine.

Les multipotentiel.les ont donc logiquement tendance à se sentir anormaux dans une société qui ne valorise pas leur profil. 

Pas facile d’être multiple dans un monde qui adore les cases !

A cette spécialisation contextuelle, paramètre économique, s’ajoute le paramètre psychologique : l’être humain met spontanément les autres, les choses, le monde, dans des cases.

C’est archaïque : cela vient de la nécessité de comprendre le monde qui nous entoure, pour pouvoir se prémunir des dangers. Les humains comme les animaux ont besoin de savoir si l’autre (être humain, animal, plante, bruit, image…) sont “amis” ou “ennemis”. La forme en haut de la colline, c’est un tigre à dents de sabre ou juste un rocher ? Et cet autre humain qui s’avance vers moi, il me veut du bien ou du mal ?

Ce sont des généralités, des “à-priori” tirés de l’observation rapide, sans grande analyse donc. Mais qui sont devenus des mécanismes spontanés et généralisés de notre manière de voir le monde. Et les autres, évidemment. On a donc besoin de “mettre les choses dans des cases”, c’est un comportement normal. Il faut l’accepter.

On en tire des clichés, souvent réducteurs, mais qui statistiquement contiennent une part de vérité. Ce réflexe porte préjudice à un bon nombre de “catégories” d’humains. Les porteurs de lunettes sont plus intelligents, les “lascars” des banlieues ne connaissent que le rap, les “gens de la campagne” sont moins éduqués. On a besoin de savoir si l’autre est homme ou femme, ce qui rend difficile la vie des personnes qui ne se reconnaissent ni dans un seul sexe ou dans un seul genre.

Et évidemment, cela s’applique dans le monde du travail.  On segmente les autres, notre groupe, ou notre classe sociale, dans notre ville, notre pays. Il y a les “petites gens” et les “bourgeois”, les “ouvriers” et les “nantis”. Et aujourd’hui, surtout dans les sociétés occidentales (et de ma propre expérience, surtout en France), la première question qu’on pose, la première case qu’on choisit, qui semble “politiquement correcte”, c’est la profession. Le métier qu’on exerce. Car cela nous permet d’imaginer (clichés, encore clichés) quel est le niveau intellectuel, le niveau de revenu, l’origine et l’environnement social de l’autre. Son statut, sa classe. De voir s’il.elle est “au-dessus” ou “en-dessous” dans la hiérarchie. C’est moche, mais c’est humain.

Ainsi, chaque jour, les multipotentiel.le.s se retrouvent très rapidement dans la difficulté d’indiquer “leur” case à leurs interlocuteurs. Et presque, comme on emploie souvent le verbe “être”, de dire “qui” ils.elles sont. Pour les autres, c’est facile : Sylvain est comptable, Juliette est coiffeuse, Alexandre (ou plutôt Monsieur Durand), c’est le PDG. C’est ainsi. 

Ce qui peut déjà aider, c’est de corriger son vocabulaire, et d’apporter de la nuance (et plus de vérité) quand on nous pose la fameuse question :

“Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?”

En premier, en mettant de côté le verbe “être”. Celui qui vous enferme dans un seul rôle. Trouvez des tournures de phrases qui vous séparent de votre activité en tant que telle.

En répondant par exemple : “Je travaille actuellement en tant que chef de rayon”. En ajoutant aussi, si le contexte le permet, plus de précisions sur ses projets (“Mais mon projet c’est de faire une formation dans le domaine de la nutrition”) ou des informations “connotantes” (j’invente en direct ce nouvel adjectif) : “Je gère les rayons d’un magasin bio, je m’intéresse beaucoup à l’écologie et à la nutrition”.

Cela permet aux autres de vous mettre dans la case dans laquelle ils ont besoin de vous mettre, mais au présent. Et rien de nous empêche de développer un peu, ou beaucoup, pour ajuster leur perception de votre réalité – de votre complexité.

Vous pouvez aussi vous moquer royalement de leur opinion, de l’image qu’ils.elles ont développé dans leur tête. C’est parfois encore plus simple.

Demain : un monde en plein bouleversement

D’un côté, on spécialise les métiers à tour de bras, et même les études : pour faire face à la croissance du chômage et des emplois précaires, les réformes scolaires vont vers un resserrement des enseignements et la spécialisation accrue des matières. On va certainement également voir disparaître des matières telles que la philosophie, et le baccalauréat. On se doit d’être “employable”, au plus près du marché économique, des demandes des employeurs.

Mais de l’autre, en ne choisissant qu’une spécialité, on se condamne sans doute à un futur chômage. On est maintenant incapable de savoir si son métier existera encore dans cinq ans – et même les coiffeurs ou les pharmaciens ont du souci à se faire.

Je me rappelle l’époque où on poussait tous les étudiants à devenir graphiste web. Des milliers sont arrivé.e.s en même temps sur le marché du travail, espérant trouver un poste facilement et rapidement. En réalité, même s’ils décrochaient un CDI, compte-tenu dans la forte concurrence, il était mal, très mal payé. Et l’Inde ou la Chine ont commencé à proposer les mêmes compétences à des tarifs bien inférieurs. 

Ces changements économiques sont plutôt bénéfiques pour les multipotentiel.le.s, qui s’ennuyent vite si leur poste, leur métier ne leur permet pas de faire des choses différentes, des activités variées, et d’apprendre en continu. Vous pouvez vous sentir pénalisé.e dans les entreprises traditionnelles, qui veulent une main-d’oeuvre sur le long terme. Mais en réalité, les entreprises ne sont plus à même de vous garantir un emploi pendant toute votre vie. Sauf si elles évoluent, s’adaptent. Et pour cela, elles auront besoin de vous. C’est là une de vos cartes à jouer. 

De plus, le monde change, se transforme, très vite. Et personne ne peut réellement savoir où il va. Le travail change à grande vitesse ainsi que l’environnement professionnel. Il y aura de nombreuses modifications des espaces de travail, des méthodologies de travail ou bien encore des services associés à l’environnement professionnel.

Une étude de la Dares (service statistique du ministère du Travail) montre qu’aujourd’hui 9 embauches sur 10 sont faites en CDD. Les entreprises veulent rendre plus flexible la maîtrise de leur masse salariale. Mais c’est aussi dû aux nouvelles aspirations des salariés, notamment les plus jeunes, qui souhaitent s’affranchir des contrats de travail traditionnels.

C’est une tendance de fond. Les profils “multi-emploi” se généralisent, et l’arrivée massive de freelances dans les entreprises change la donne : on sépare de moins en moins “ceux et celles qui sont dedans” (les salariés) et “ceux qui celles qui sont dehors” (les freelances). C’est une réalité qu’il faut accepter et prendre en compte. Et en tirer profit : plus le travail “par phases” ou missions se développera, moins on vous mettra la pression d’avoir un job salarié, et un seul métier. 

Et surtout, ceux et celles qui s’en sortiront le mieux seront les multipotentiel.le.s, grâce à leur capacité d’apprendre vite, de sentir le vent tourner et les nouvelles opportunités se dessiner, et leur adaptabilité.

De nombreuses études le confirme : en 2030, « le rythme des changements sera si rapide que les gens apprendront ‘sur le moment’, en utilisant de nouvelles technologies telles que la réalité augmentée et la réalité virtuelle » affirme un rapport de la multinationale Dell TechnologiesAinsi, « la capacité à acquérir de nouvelles connaissances sera plus précieuse que la connaissance elle-même ». Chacun changera régulièrement d’emploi et sera formé rapidement à un métier. L’apprentissage de nouvelles connaissances se fera en temps réel, sur le principe du « in-the-moment learning ». Celui ou celle qui aura choisi une seule voie, une seule spécialité risque fort d’avoir du mal à s’adapter.

De l’instabilité à la sérénité

La difficulté pour beaucoup de multipotentiel.le.s à s’engager sur le long-terme les pénalisent durement dans les entreprises traditionnelles et lors des recrutements. Leur multipotentialité passe bien souvent pour de l’instabilité et un manque de fiabilité. Pire, leur mobilité professionnelle les condamne trop souvent à être considérés comme des employés transitoires et non investis, ce qui les retardent dans l’accès à l’emploi et les condamnent souvent à la précarité financière. Ce qui abîme encore plus leur estime d’eux-mêmes. Mais la situation est en train de changer.

Une nouvelle vision de la stabilité

Au vu de l’incertitude de l’évolution du monde et de ses besoins, la stabilité peut maintenant plutôt venir du multi-emploi, et donc des multiples compétences et expériences, plutôt que d’un CDI. Quand votre seule source de revenu dépend entièrement de quelqu’un d’autre, le danger est plus grand de tout perdre quand on se retrouve privé.e d’emploi.

Plus de possibilités de se faire connaître et de développer son image de marque

On a aujourd’hui, grâce au web, pléthore d’outils disponibles pour expliquer son parcours et montrer ses compétences et ses réalisations. Du profil sur LinkedIn au CV détaillé sur DoYouBuzz ou aux pages professionnelles (on peut en avoir plusieurs par thématique) sur Facebook, il est plus facile d’expliquer et de rendre cohérent son parcours et ses expériences aux yeux des recruteurs. 

Oser se démarquer

Un des grands atouts des multipotentiel.le.s est leur créativité. Servez-vous de cet atout pour innover dans votre façon de vous présenter, de parler de vos compétences. Vidéos ou articles, podcasts ou portfolio en ligne, autant d’outils pour parler de vous. Et vous permettre aussi de vous rendre compte que vous avez souvent plusieurs “fils rouges” dans ce que vous faites. 

Multipotentiel.les et spécialistes, une chouette complémentarité

Le monde est bien fichu, en fait. Je ne sais pas si vous y avez déjà pensé, mais Dame Nature fait en sorte qu’il y ait un équilibre partout, et pour tout. Par exemple, elle fait naître autant d’hommes que de femmes, pour qu’on puisse faire des bébés en quantité. Plus précisément encore, sur 1000 nouveaux-nés dans le monde, 504 sont des hommes (50,4 %) et 496, des femmes (49,6 %). Il naît un peu plus de garçons que de filles : 106 garçons pour 100 filles. Pourquoi ? Parce qu’on enregistre une plus forte mortalité chez les garçons que chez les filles – dans l’enfance, mais aussi à l’âge adulte. (INED). Elle a pensé à tout !

Le monde d’aujourd’hui et celui de demain ont, en réalité, autant besoin des multipotentiel.le.s que des spécialistes. Ils apportent chacun ce qui est nécessaire pour créer ou faire évoluer des produits, des services, des secteurs d’activités, pour les adapter, les faire innover. 

De multipotentiel.le à multispécialiste

Les multipotentiels ont plus d’opportunités professionnelle qu’au 20e siècle, c’est un fait. Mais la spécialisation est encore au cœur de notre modèle économique, et le sera de plus en plus avec la complexification des technologies et des métiers. Et les multipotentiel.le.s ne pourront pas être employables s’ils ne sont pas spécialistes dans au moins un domaine. 

Et même plusieurs ! La réalité, c’est que les multipotentiel.le.s qui trouveront plus facilement leur place, quelle que soient les évolutions du monde, de la société, des secteurs d’activités et du monde du travail, seront les “multi-spécialistes”. Ceux et celles qu’on appelle aussi les “polymathes”.

Jack Chapman l’évoque dans son article

« Bien que la spécialisation ait certains avantages économiques, à l’ère de la convergence technologique, les généralistes bien éduqués seront ceux qui auront le plus de valeur. Nous vivons maintenant dans un monde où les distinctions entre des industries auparavant séparées s’effondrent et où les vraies opportunités de croissance sont là où ces industries se croisent. Exploiter ces opportunités du XXIe siècle exigera des gens qui sont des maîtres polymathes. »

La bonne nouvelle, c’est qu’il est tout à fait possible d’être “multi-spécialiste”. Vous n’êtes donc pas condamné.e à choisir une seule voie à conserver tout au long de votre vie. Ce serait la pire erreur à faire, puisque ce n’est pas votre rôle. Mais il est important de vous équiper de connaissances et compétences pointues dans un, deux, trois, voire plusieurs domaines dans lesquels vous excellez.

Ce sera bon pour l’entreprise qui vous embauche – à condition de faire valoir ces multiples compétences, et de ne pas être payé.e pour une seule.

Ce sera bon aussi pour vous, car si votre secteur d’activité capote, ou que nouvelles opportunités apparaissent, vous serez plus à même que les spécialistes de bifurquer vers des vallées plus vertes, de vous adapter. Et comme vous aimez la nouveauté…

Tout se résume donc à trouver non pas votre voie, mais vos voies : les domaines dans lesquels vous avez plein de belles choses à apporter.

Sources :

Specialization, Polymaths And The Pareto Principle In A Convergence Economy

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Sophilosophy Barbarella

Journaliste, rédactrice, coach et consultante, blogueuse aussi. Passionnée par la psychologie et la sociologie, le développement durable, le développement personnel, la douance et la multipotentialité, les métiers et le monde de demain. Rêve de changer le monde en pratiquant le bonheur d'apprendre tous les jours ! :)

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